diplôme d’ingénieur de l’université de technologie de Belfort-Montbéliard spécialité génie industriel
Objectifs visés par le diplôme diplôme d’ingénieur de l’université de technologie de Belfort-Montbéliard spécialité génie industriel
Le champ de la certification est celui de la production industrielle. Historiquement ancré, il a connu des évolutions importantes sur les deux à trois dernières décennies : la plus marquante est la mondialisation, qui a vu les chaînes de valeur s’étirer au point de parcourir plusieurs fois la planète même pour des produits banals. Elle s’est accompagnée de la spécialisation, chaque acteur recentrant son activité sur son seul cœur de métier, et d’un effet de très forte concentration de la production industrielle sur certaines régions du monde.
Ce paradigme pouvait sembler jusqu’à peu en voie de stabilisation, mais connait pourtant une nouvelle série d’évolutions rapides : sous l’évolution des technologies d’abord, qui permettent de pousser toujours plus loin les attentes qualité-coût-délai, dans le sens par exemple d’une personnalisation quasi-unitaire du produit. Mais surtout, les crises successives ont changé la donne. Après s’être demandé dans quelle mesure la maîtrise de l’outil de production était stratégique pour les entreprises, les observateurs réalisent qu’elle peut l’être pour les états, déclenchant une réflexion sur les relocalisations. Les salariés quant à eux expriment le besoin de sens de leur activité. Enfin, à l’échelle des décennies à venir, la certitude – s’il en est – est que, bien au-delà d’une seule augmentation des contraintes environnementales, c’est la gestion des ressources planétaires et de leur utilisation qui définira le cadre dans lequel s’organiseront les modes de consommation et de production … et bien plus largement nos existences.
Comment, à travers ces mutations, définir le rôle de l’ingénieur industriel ? Les observateurs s’accordent à relier la performance industrielle, dans son sens le plus large, à deux dimensions critiques : la maîtrise des technologies (procédés, pilotage) et celle des organisations.
Ainsi, la proposition de valeur de la certification s’articule autour des thèmes suivants :
Posture : le monde de la production industrielle est porteur d’une culture et d’une problématique spécifique et marquée, requérant une approche adaptée, notamment : rigueur, humilité, réflexe d’écoute et de travail collectif, pragmatisme, engagement.
Procédés innovants : face à l’impératif d’une utilisation optimale de la matière comme de l’énergie, des marges d’amélioration et de rupture considérables résident au cœur des procédés de transformation de la matière et des produits, posant le besoin d’une compréhension approfondie des phénomènes physiques en jeu et de capacités d’analyse et d’inventivité.
Performance industrielle : le dispositif de production – au-delà de l’entreprise – constitue un ensemble complexe dont la maîtrise mêle étroitement les aspects physiques, technologiques, organisationnels et managériaux. Le conduire dans une logique d’amélioration exige une rigueur d’analyse et de pilotage fondée sur un bagage méthodologique à la fois opérationnel et ouvert.
Logistique : La transformation des matières premières en produits finis et la mise à disposition de ceux-ci aux clients génèrent de multiples flux (physiques, informationnels, financiers) au sein des entreprises et entre les entreprises qui forment la chaîne logistique. L’optimisation et la synchronisation de ces flux contribuent à la performance industrielle. Elles s’opèrent par la maîtrise des outils d’organisation dans une démarche d’adaptation aux changements.
Transition numérique : les technologies dites d’industrie du futur possèdent la capacité à améliorer l’ensemble du système de production. Leur potentiel se révélera aux mains de personnes maîtrisant en profondeur leur fonctionnement dans le contexte très particulier de la production.
Les données suivantes sont issues de l’outil DATA CADRES fournit par l’APEC et permettent d’évaluer le marché de l’emploi en fonction des métiers et de la zone géographique. Le volume d’offre d’emploi affiché concerne le 3° Trimestre 2023. L’analyse globale est réalisée sur la base d’1 million d’offres d’emploi publiées ces trois dernières années. Concernant les métiers visés par la certification Génie industriel, on note de forts besoins (en moyenne 1 000 / 1 500 offres cadres par famille de métiers).
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